527 Français sur une liste de comptes tombés entre les mains d’un whistle blower à Jersey

527 résidents français disposant d’un compte bancaire offshore dans le célèbre paradis fiscal dans l’île de Jersey ont peut-être des soucis à se faire. En effet, ils figureraient sur une liste de plus de 8 000 comptes tombés entre les mains d’un « whistle blower », un lanceur d’alerte ou un dénonciateur.

Ces comptes offshores ont été ouverts à la banque britannique HSBC à Jersey, la plus grande banque britannique. Les autorités fiscales britanniques ont aussitôt ouvert une enquête sur la base des informations transmises par ce lanceur d’alerte anonyme.

527 Français sur une liste de comptes tombés entre les mains d’un whistle blower à JerseyDes célébrités

Quelque 4 000 comptes britanniques intéresseraient particulièrement les services de Sa Majesté, selon une source sure. Parmi ces comptes figurent un trafiquant de drogue en fuite au Venezuela, un homme accusé d’avoir eu plus de 300 armes à feu chez lui en Grande-Bretagne, trois banquiers accusés de fraude, un escroc informatique réputé, et même des célébrités telles le chanteur James Blunt, ou encore Sir Mark Thatcher, le fils de l’ancien Premier Ministre britannique…

L’administration fiscale britannique a confirmé qu’ils ont « des informations provenant de nombreuses sources » dont ils se servent pour s’assurer « que les règles fiscales soient respectées ». Selon le Daily Telegraph, le lanceur d’alerte dispose d’informations sur plus de 4 000 autres comptes, dont 527 appartiennent à des personnes domiciliées en France, 602 en Israël, 333 en Espagne, 117 aux Etats-Unis…

Des listes tant convoitées

Personne ne sait si les autorités britanniques disposent vraiment de l’ensemble des données, ou seulement celles qui concernent leurs ressortissants. Mais ces listes intéressent surement les autorités fiscales des pays concernés. Pour ce faire, ces derniers pourraient soit utiliser les mécanismes de coopération entre gouvernements européens, soit tenter d’obtenir ces listes de ce lanceur d’alerte anonyme même. Et bien évidemment, les listes de détenteurs de comptes offshores, généralement non déclarés dans leur pays d’origine, se retrouve régulièrement au cœur de l’actualité, la hantise des fraudeurs du fisc. Les Etats sont parfois prêts à payer pour obtenir de telles listes, notamment par ces temps de disette fiscale et de menaces de fuite des riches dans les pays les moins taxés.